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Explorer le cycle menstruel pour préserver la confiance en soi




Surmonter ses doutes et dompter ses peurs grâce à la connaissance du cycle menstruel

Avez-vous déjà fait l’expérience des montagnes russes ? Une idée lumineuse vous vient, vous débordez d’enthousiasme pour la mettre en œuvre. Votre intuition vous dicte d’explorer ces horizons grisants. Vous vous sentez en pleine possession de vos moyens et prêt·e ·s à concrétiser votre projet.

Et puis patatras… Votre assurance et votre entrain s’étiolent, grignotés par vos peurs, vos doutes et les jugements de votre entourage. Vous ne savez plus quelle voix écouter et choisissez finalement d’obéir à celle qui vous somme de fuir le risque d’échouer. Au placard votre éclair de génie et vos rêves d’accomplissement.

Avez-vous fait un choix de raison ? Ou vos peurs ont-elles pris le dessus sur vos aspirations et votre intuition ? Difficile de faire la part des choses.

Avant de voir le jour, le projet Cycloo a connu bien des montagnes russes lui aussi ! Ce sujet nous tient donc particulièrement à cœur. Cet article livre les clefs pour préserver votre intuition et votre confiance en vous. La confiance en soi découle notamment de la connaissance de soi. Vaste programme, me direz-vous ! Nous l’abordons selon un angle précis : celui du cycle menstruel. Cet article répond à deux interrogations :

  • Comment le cycle menstruel influence-t-il notre état psychologique et émotionnel ?

  • Comment accorder à nos inquiétudes la place qu’elles méritent, sans qu’elles nous dominent et nous paralysent ?

En avant vers la découverte de ressources indispensables à la réalisation de vos projets les plus fous !

Comment le cycle menstruel influence-t-il notre état psychologique et émotionnel ?

Le rôle des hormones dans la physiologie du cycle

Les phases du cycle menstruel se succèdent au gré d’un dialogue constant entre des glandes logées dans le cerveau, le complexe hypothalamo-hypophysaire, et les ovaires. Les hormones, œstrogène et progestérone entre autres, orchestrent ce dialogue. Elles jouent le rôle de messagers entre les organes, en voyageant dans le corps via la circulation sanguine et les tissus. Elles entraînent ainsi des phénomènes biologiques qui induisent des variations de notre niveau d’énergie et de notre humeur. Les hormones impactent tant notre organisme que notre état psychologique et émotionnel. Pour la plupart des personnes menstruées, cela est particulièrement perceptible lors d’une phase souvent critique : la phase prémenstruelle.

La phase prémenstruelle intervient après l’ovulation. Les ovaires sécrètent davantage de progestérone, dont le rôle est de créer les conditions favorables à la gestation. Cette hormone a notamment pour effet d’augmenter la température du corps, de réduire les contractions musculaires et d’affaiblir le système immunitaire. Ainsi, une éventuelle fécondation puis une nidation dans l’utérus pourraient avoir lieu sans que l’œuf ne soit expulsé. Durant la phase prémenstruelle, le taux de progestérone, supérieur à celui des œstrogènes, explique en partie la sensation de fatigue ressentie avant les règles.

La progestérone agit sur notre perception

D’un point de vue psychologique et émotionnel, la phase prémenstruelle n’est pas de tout repos. La progestérone agit sur notre état d’esprit et accroît notre anxiété. À ce moment du cycle, notre capacité à déceler ce qui ne va pas est décuplée. Notre dialogue interne penche plus facilement du côté du jugement négatif. Nous amplifions volontiers les nombreux problèmes que nous percevons. Cela entraîne généralement une exacerbation de nos craintes et incertitudes. En outre, nous sommes éventuellement plus perméables aux inquiétudes de notre entourage. Notre aplomb et notre motivation peuvent donc être ébranlés. Cela se traduit souvent par un découragement et un fort sentiment d’insatisfaction. Lorsque les failles nous sautent aux yeux et que le doute nous assaille, on peut même éprouver la tentation de saborder nos projets voire de les avorter.

En apprenant à identifier les effets de la phase prémenstruelle sur notre état d’esprit, nous pouvons mettre en place de bonnes pratiques pour s’épargner crises et frustrations. Nous serons alors capables de dompter ces turbulences afin de préserver notre confiance en nous et de poursuivre nos aspirations profondes. La suite de l’article vous dévoilera quelques astuces pour tenir vos doutes à distance et transformer votre cycle en allié dans la réalisation de vos projets.

Deux pistes pour dompter ses peurs et surmonter ses doutes grâce à la connaissance du cycle menstruel

Privilégier l’observation pour tirer profit de la perception aiguë des problèmes

Nos peurs et nos incertitudes ne représentent pas nécessairement un obstacle à la réalisation de nos objectifs. Ce sont de précieux indicateurs : idéalement, elles attirent notre attention sur les éléments comportant un risque ou un défaut majeur. Notre perception accrue des difficultés et de nos sources d’insatisfaction constitue un atout si l’on dédie la phase prémenstruelle à l’observation. Il s’agit de dresser patiemment l’inventaire des lacunes qui nous éloignent de nos aspirations ou qui pourraient compromettre la réussite de nos projets.

Ce sont autant d’axes d’amélioration que nous pourrons explorer de manière constructive le moment venu. Plutôt que de nous inciter à renoncer, nos craintes peuvent nous permettre, plus tard, de réunir les conditions pour favoriser le meilleur scénario possible dans la poursuite de nos objectifs. En outre, certains problèmes s’avèreront peut-être n’être que des inconvénients mineurs. Profitons-en également pour apprendre à accueillir l’inattendu et accepter que nous ne puissions pas tout contrôler. Nous avons tout à gagner à canaliser cette capacité à détecter les imperfections pour ne pas nous sentir submergé·es.

Reconnaître et apprivoiser le fonctionnement cyclique

Si une multitude de complications flagrantes nous tourmentent durant la phase prémenstruelle, mieux vaut s’abstenir de prendre des décisions hâtives. Patience, le moment viendra de faire les bons choix et de se mettre en mouvement. Pour l’heure, accueillons notre sens critique aiguisé sans le laisser discréditer l’ensemble de nos intuitions. C’est un moment propice à des remises en question profondes, mais il ne faut pas pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ! Accordons à nos peurs et à nos incertitudes une place raisonnable. Ne les laissons pas nous dominer ni entraver nos projets. Gardons à l’esprit que ce moment d’inconfort est limité dans le temps. Une autre phase du cycle fournira les ressources et l’énergie nécessaires pour passer à l’action. Les avancées fulgurantes que réserve le pic ovulatoire sont parfois d’autant plus revigorantes et satisfaisantes après les tourments de la phase prémenstruelle.

En bref : réapproprions-nous notre cycle !

La connaissance du cycle menstruel représente une précieuse source d’épanouissement. Nous aurions tort de nier ses effets et de lutter contre lui, alors que nous pouvons en faire un allié au quotidien.

Vous l’aurez compris : le préjugé selon lequel les personnes menstruées seraient dépossédées de leurs moyens, car pilotées par leurs hormones, constitue un frein dont nous devrions nous émanciper. Cette vision amène à lutter à contre-courant d’un phénomène biologiquement ancré et à dénigrer ce qu’a à offrir le cycle menstruel. Difficile, dans ces conditions, d’être connecté·e à son intuition et à ses ressources ! Pour muscler notre résilience et viser l’épanouissement, explorons notre fonctionnement cyclique.

Tu souhaites te lancer dans l’exploration de ton cycle et en savoir plus sur le projet Cycloo ? Contacte-nous !

Article rédigé par Juliette Maccotta

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